jeudi 1 septembre 2011

Entraide croisée

Un beau portrait de l'entraide croisée que cette journée. J'ai embarqué avec mon oncle et d'autres parents, depuis Longueuil, dans la vanne prêtée par ma cousine. Nous sommes arrêtés prendre ma mère (qui ne conduit pas) dans son village mal desservi par le transport en commun, pour l'amener avec nous à l'hôpital d'Ottawa, à une demi-heure de route. Vanne remplie à la pleine capacité. La parenté est repartie après une heure de visite, je suis restée avec ma mère auprès de mon père. Un compagnon de bénévolat de mon père est venu nous chercher en début de soirée. Nous sommes revenues à la maison, et peu après arrivait la famille que mes parents hébergent périodiquement depuis plusieurs mois lorsqu'elle vient visiter un de ses proches hospitalisé dans la région. Vraiment, un beau portrait du principe dont je parlais l'autre jour : je donne ici et je reçois de là, je redonne à lui et je recevrai d'elle.

Depuis des années, mes parents habitent dans la région d'Ottawa. J'ai toujours déploré que les compagnies d'autobus ontariennes se soient arrangées pour qu'Allô-Stop doive arrêter ses activités, il y a plusieurs années. Eh oui, une telle sorte de covoiturage est illégal en Ontario. Depuis des années, je prends le bus jusqu'à Ottawa ou je loue une Communauto (que je ne peux pas rentabiliser avec des « pouceux » payants!). Et aujourd'hui seulement, j'ai pensé que peut-être il y avait des transports avec Amigoexpress qui partaient de Gatineau, de l'autre côté d'un pont à partir de la capitale canadienne... Oui! Il y en a! Un jeudi, une bonne douzaine de chauffeurs offrent des lifts pour Montréal! Eh bien, ça démontre que c'est inutile d'interdire quelque chose qui est naturel, nécessaire, logique, voulu par le peuple – celui-ci va simplement contourner la loi! C'est comme les sentiers qui se créent naturellement, entre les chemins asphaltés, parce que c'est juste la façon la plus logique de se rendre d'un point A à un point B. Militer pour renverser la loi ontarienne au sujet du covoiturage, ça serait un des soixante-quinze projets importants auxquels je pourrais me consacrer...

Hôpital, donc. Mon ami de Boucherville en transition me faisait part de ses réflexions au sujet de la santé publique dans une ère de pétrole inabordable. Le système de santé actuel est beaucoup trop dépendant du pétrole, me faisait-il remarquer. En tous les cas, seringues, enveloppes de soluté, enveloppes de produits sanguins, couches, gants... La quantité de déchets est phénoménale. Ça serait quoi, l'alternative, tout en préservant la sacro-sainte aseptisation (dont je consens qu'elle est importante quand on côtoie effectivement une concentration de gens malades, porteurs de virus ou hypersensibles à ceux-ci)? Est-ce qu'il serait possible de revenir à des instruments réutilisables, désinfectables à haute température ou je ne sais trop? Je n'en sais rien. Mais je me dis qu'il vaut la peine de se poser la question. Parce que si on venait à manquer de seringues de plastique, on serait bien content d'en avoir en vitre, en métal, je ne sais trop, et de savoir comment les stériliser.

J'ai écrit il y a quelques années un texte sur la mort de mon chat, où je parlais de renoncer à l'acharnement, d'accepter la mort comme faisant partie de la vie. J'aurai l'occasion de réfléchir de nouveau à ça dans les temps qui viennent... Il y a les choix qu'on fait pour soi, mais il y a aussi l'importance de respecter les autres dans les leurs... À suivre (ainsi qu'une réflexion sur le choix de raconter ou non sa vie privée dans un blogue!).

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